


Parvis de la Gare de Lyon, Paris.

J'ai rencontré Jean Jacques lors de ma deuxième retraite à l'abbaye de Saint Wandrille, en Haute Normandie. 2024.
Nous nous sommes retrouvés à la grande table centrale du réfectoire monastique à côté, matin et soir. De fil en aiguille, nous avons sympathisé, le moment fut éphémère, il partait le lendemain, je restais pour ma part encore une journée. Il s'était isolé pour jouer de cet étrange instrument, dont le nom m'échappe au moment où j'écris ces lignes. J'avais trouvé le son aérien, reposant.
Jean Jacques ne savait pas pourquoi il était venu en retraite. Mais "il devait venir" m'a t il précisé. Il m'a aussi dit qu'il n'avait aucune raison de croire en Dieu, au contraire.
L'appel de Dieu ? En l'écoutant ma conviction se faisait : oui. J'avais aussi le pressentiment qu'il reviendrait. Je ne lui ai rien dit de ces deux choses, si ce n'est que le temps éclaircirait les choses et qu'il aurait intimement la raison pour laquelle il était venu.
Nous nous sommes échangés nos numéros. Nous avons échangé quelques temps. Et nous nous sommes perdus de vue. Un jour peut être, par la Providence, nous recroiserons nous à Saint Wandrille.

Hall principal de l'hôpital de Salon de Provence, 2019.
Je prenais une pause pendant ma série photographique (rea)nimations.





Les petits cafés de quartier. Lieux de vie. De convivialité. De social. D'amitié. De bienveillance. De chaleur humaine. Sans télé, sans jeux à gratter. Juste de l'humain.
Normandie.

Normandie - Caen.

Le conducteur du petit train touristique de Caen, juin 2025.

Saint Exupéry : "Ce qui compte, c'est faire un pas. Même si c'est le même pas que l'on recommence. Mais faire un pas".







Marathon de la Liberté, Caen 15 juin 2025.



Demain sera meilleur.

Rue Caponière, Caen, Normandie - Mai 2025 - Lors d'une animation des commerces de la rue.


Goury, Manche, Normandie. Fin mai 2025.

A qui pensait elle ? A quoi pensait elle ? Peut être à cet amour qui la hantait. A cet homme qui l'aimait aussi, là bas, quelque part dans un coin qu'elle connaissait bien, sur cette terre. Ces deux êtres s'aimaient indéfiniment, dans le ciel et partout. Et pourtant leurs corps n'étaient pas (encore) réunis. Mais leurs âmes ne se déliaient jamais, leurs coeurs s'entrechoquaient sans cesse, dans les mêmes battements.
Je l'avais croisée dans le chemin de terre qui serpentait jusqu'au nez de Jobourg. A travers ses lunettes noires, je savais que j'allais en faire une silhouette.
23 mai 2025.
Le nez de Jobourg est un des caps de la Manche, en Normandie, dans le Cotentin.

Langrune sur mer, Normandie, mai 2025.


Un jour. Un autre. Des jours. Une nuit. Une autre. Des nuits.

L'humanité. Sans cesse.

C'est toujours dans l'espace qu'il y a entre les yeux et cet univers que l'on regarde que tout se joue. Nulle part ailleurs.






Merville Franceville plage, Normandie.





Normandie, hiver 2024/2025. Luc sur Mer.



Pendant l'anniversaire du 80e anniversaire de la libération de Caen, Normandie, juin 2024.
Un échange d'humains. Le regard.

Eglise Saint Paul, Caen, Normandie.

Dimanche matin, février 2025. Normandie.

Caen, décembre 2024.

Sur un mur de Caen, septembre 2024.

Plage du Vicq, Manche, Normandie.

Paris. 2020.

Cimetiere du Père Lachaise, Paris. 2020.
On a le sentiment que le temps passe. Non, il ne passe pas.

En route ! Merville Franceville, Normandie.

Normandie, août 2024.



Plage de Colleville-Montgomery - juillet 2024.

Sur une plage normande, mi juillet 2024. Quelque chose d'ancré en moi. Assis sur le sable, en attendant les gouttes de pluie de cette fin d'après midi.

Cloitre de l'abbaye aux Hommes, mairie de Caen.



L'armée canadienne, lors de la commémoration des 80 ans de la libération de Caen.
Juin 2024.

4 juillet 2024.

Gare de Lisieux - Normandie.



Gare de Caen, 2024.


Normandie, 30 juin 2024.









Normandie, 2024, Caen, rue Caponière.

Entre Epinay sur Seine et Pierrefitte Stains, Seine Saint Denis, tram 11 - 2023.

Caen, presqu'ile - 16 juin 2024 - Milieu d'après midi.



Rue Guillaume Le Conquérant, Caen.


Paris. 2022. Pendant une manifestation contre la réforme des retraites.


Bord de l'Orne, autour de l'hippodrome de Caen, route de Louvigny, vers Thury-Harcourt.



Eglise de Dives sur Mer







Touristes britanniques devant le choeur de l'Abbatiale Saint Etienne.

30 mai 2024 - Matin - Normandie.


Les premiers rayons de soleil depuis quelques temps, l'automne et l'hiver ont été rudes. Le début du printemps l'est tout autant, même si des trouées de soleil chaud perçent les ciels de traîne sur la côte normande du Calvados. Bord de Manche. Lion sur mer.



Caen, dimanche matin de mai 2024.



Normandie, mai 2024.




Paris.

Paris, parvis de la Gare de Lyon, boulevard Diderot - Décembre 2023.

Caen, rue Guillaume le Conquérant, mai 2024..

Le "patron" du kebab de la rue Lecuyère, fier de son tablier. Caen - 17 mai 2024.

Paris Gare du Nord, gare banlieue de surface

Paris, rue des Pyrénées, partie 19e

Dans le bus 96, Paris


Normandie, mai 2024.

Ces visages. Ces sourires. Ces regards. Cette humanité qui a croisé mon chemin pendant cet exil. Pendant ce chagrin.

Parc d'Ornano, abbaye aux Dames, Caen.

Place Saint Sauveur, Caen.



Carnaval étudiant de Caen, 28 mars 2024.

Caen, carnaval des étudiants, 28 mars 2024.


Carnaval étudiant de Caen, 28 mars 2024.

Caen

Hermanville sur Mer

Hermanville sur Mer

C'était dans un RER. Fin de journée. Glaciale.
L'homme était en face de moi, en habit de travail, taché de haut en bas ainsi que sur la peau. Harassé de cette fatigue d'une trop dure journée, de ces journées où peut être rien ne s'est bien passé.
Il relevait la tête entre deux ronflements, entre deux rêves. Et dans son regard, il y avait toute une vie, il y avait un collier de rêves, une profondeur qui m'a parlé. Au milieu de ce RER froid, impersonnel. Et entre moi et cet homme, l'humanité.

Il jouait des percussions Rua Augusta à Lisbonne, en cette chaude journée d'été. Tout près de la Place du Commerce. Je me suis arrêté pour le regarder. Je ne me souviens pas de l'avoir écouté... Mais regardé. Je savais que j'allais déclencher. Il l'a vu. Sans s'arrêter de jouer. C'était il y a des années, mais je m'en souviens comme si cela s'était passé hier.

Nazaré. Portugal. Un des spots mondiaux de surf. Et sur une petite place qui sentait le poisson : Julia. Julia et son échoppe, genre bazar, où l'on trouvait de tout de façon désuète pour touristes : bols, mugs, drapeaux, petites poupées portuguaises mal fichues, ballons dégonflés... Mais comme sortis d'un autre âge.Et... le sourire de Julia, sans âge aussi. Je lui ai acheté un mug aux couleurs du Portugal...

Il devait faire 35 degrés à Nazaré cet après midi là. Et pourtant.... Elle vendait des pulls, des vestes tricotées, des châles et des plaids... Ce jour de juillet.

Il jouait des percussions Rua Augusta à Lisbonne, en cette chaude journée d'été. Tout près de la Place du Commerce. Je me suis arrêté pour le regarder. Je ne me souviens pas de l'avoir écouté... Mais regardé. Je savais que j'allais déclencher. Il l'a vu. Sans s'arrêter de jouer. C'était il y a des années, mais je m'en souviens comme si cela s'était passé hier.